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Exonération, budget mobilité, déductibilité fiscale, période de transition... LIZY vous dit tout sur les véhicules hybrides

Qui dit nouvelle année, dit application des nouvelles lois décidées l’année précédente. Et en 2026, la fiscalité automobile évolue à nouveau, notamment pour les véhicules hybrides.
Pas de chance, c’est aussi le cas de la déductibilité fiscale des voitures hybrides de société. Entre calendrier de transition, nouvelles normes environnementales et différences de traitement selon le statut fiscal, il est facile de s’y perdre.
Chez LIZY, on vous aide à tout comprendre.
Le gouvernement a officialisé l’élargissement du budget mobilité à l’ensemble des travailleurs disposant d’une voiture de société. Depuis 2026, l’employeur doit systématiquement proposer une alternative sous la forme d’un budget, dans lequel la voiture de société n’est plus la seule option. D’autres modes de transport peuvent être financés sur base de leur valeur réelle, dans un cadre fiscal harmonisé.
Ce nouveau budget mobilité remplace les anciens régimes d’intervention de l’employeur pour les déplacements domicile-travail et privés de l’employé. L’objectif est de simplifier un système jugé trop complexe et peu lisible, tout en encourageant des choix de mobilité plus durables. En pratique, chaque travailleur bénéficiant d’une voiture de société peut désormais opter pour cette solution en 2026.
| Émissions CO₂ (g/km) | Déductibilité du véhicule | Électricité / recharge | Carburant fossile |
|---|---|---|---|
| ≤ 50 | Jusqu’à 100 % selon la formule fiscale (95-100% en moyenne) | 100 % (comme pour un VE) | 50 % maximum en 2026-2027 |
| 51 à 75 | 75 % fixe | 100 % (comme pour un VE) | 50 % maximum en 2026-2027 |
| > 75 | Non éligible au régime PHEV | Selon régime applicable | Selon régime applicable |
Avant la réforme entrée en vigueur, le régime fiscal belge prévoyait une disparition progressive des avantages liés aux hybrides rechargeables. Initialement, la déductibilité fiscale devait fortement chuter dès 2026, rendant ces véhicules nettement moins attractifs pour les entreprises.
Face aux réalités économiques et pratiques du terrain, le gouvernement a toutefois décidé d’assouplir ce calendrier. En 2026, la déductibilité fiscale des véhicules hybrides rechargeables est maintenue à 75 %, à condition que le véhicule respecte les critères environnementaux en vigueur. Cette déductibilité reste identique en 2027, avant d’être réduite à 65 % en 2028, puis à 57,5 % en 2029.
Les frais de carburant liés à l’utilisation du moteur thermique restent, quant à eux, déductibles à hauteur de 50 % jusqu’à la fin de l’année 2027. L’électricité consommée pour recharger un véhicule hybride bénéficie du même régime que pour les véhicules 100 % électriques, avec une déductibilité de 100 % dans la majorité des situations professionnelles.
Cet assouplissement concerne les indépendants soumis à l’impôt des personnes physiques (IPP).
Pour les sociétés soumises à l’impôt des sociétés, les hybrides rechargeables commandés à partir de 2026 ne bénéficient plus d’aucune déductibilité fiscale.
En 2026, la déductibilité fiscale des véhicules hybrides rechargeables est maintenue à 75 % minimum, à condition que le véhicule respecte les critères environnementaux en vigueur.
Cette déductibilité reste identique en 2027, avant d’être réduite :
Les frais de carburant liés à l’utilisation du moteur thermique restent déductibles à hauteur de 50 % jusqu’à la fin de l’année 2027.
L’électricité consommée pour recharger un véhicule hybride bénéficie du même régime que pour les véhicules 100 % électriques, avec une déductibilité généralement proche de 100 % dans un cadre professionnel.
Pour les indépendants IPP, la déductibilité d’un véhicule hybride rechargeable dépend directement de ses émissions de CO₂.
1. Véhicules jusqu’à 50 g CO₂/km
La déductibilité est calculée selon une formule légale, avec un plafond à 100%.
Déductibilité (%) = 120 − (0,5 × émissions CO₂)
Le résultat est toujours limité à un maximum de 100%.
2. Véhicules entre 51 et 75 g CO₂/km
La déductibilité est fixée à 75%, quel que soit le niveau exact d’émissions dans cette tranche.
3. Véhicules au-delà de 75 g CO₂/km
Le véhicule n’est plus considéré comme un « vrai » hybride rechargeable dans ce régime fiscal. Il ne bénéficie plus des règles spécifiques applicables aux PHEV.
Seuls les hybrides rechargeables respectant les nouvelles normes environnementales peuvent prétendre à ces taux de déductibilité.
Depuis l’introduction de la norme Euro 6e-bis, un véhicule est considéré comme un « vrai » hybride rechargeable lorsque ses émissions ne dépassent pas 75 g de CO₂/km selon les nouvelles méthodes de mesure.
Les véhicules affichant des émissions plus élevées sont considérés comme fiscalement moins vertueux et voient leur déductibilité fortement réduite, voire supprimée.
L’objectif affiché reste clair : permettre une transition progressive des motorisations thermiques vers l’électrique, sans exclure certains profils d’utilisateurs dans l’immédiat.
Les hybrides non rechargeables et les véhicules à moteur thermique sont classés dans la même catégorie en matière de fiscalité.
Leur déductibilité dépend exclusivement de leurs émissions de CO₂, selon une grille spécifique applicable à partir de 2026.
Plus les émissions sont élevées, plus la déductibilité diminue, jusqu’à devenir marginale pour les motorisations les plus polluantes.
L’accord gouvernemental ne se limite pas à la fiscalité des motorisations. Il aborde également plusieurs axes structurants de la mobilité en Belgique. Parmi ceux-ci figurent la volonté de mettre en place un système européen de type Car-Pass pour les véhicules d’occasion, le développement d’un cadre juridique pour la circulation des véhicules autonomes, ainsi que la levée de certaines restrictions concernant le rétrofit de moteurs thermiques vers l’électrique.
Le gouvernement étudie également la création d’un système de leasing social destiné aux véhicules hybrides et électriques, ciblant en priorité les travailleurs aux revenus les plus modestes.
En 2026, les hybrides bénéficient donc encore d’un statut transitoire. Les récentes réformes leur offrent un sursis, destiné à faciliter une transition plus progressive vers l’électrique, tant pour les entreprises que pour les travailleurs.
À long terme, l’objectif reste inchangé : sortir progressivement des motorisations thermiques et hybrides au profit de véhicules entièrement électriques. Les assouplissements actuels doivent être compris comme une étape intermédiaire, et non comme une remise en question de cette trajectoire.
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